Le stockage consolidé

La consolidation des infrastructures serveur comme priorité

Pour Iliane, la rationalisation des ressources machines demeure une priorité dans un contexte où la sécurité et les budgets limitent la marge de manœuvre des directions informatiques.

On distingue deux approches en matière de consolidation: 

  • La première, baptisée scale-out, consiste à empiler en un minimum d'espace, le maximum de puissance, ce que font très bien les serveurs blades (lames).
  • La deuxième approche, appelée scale-in, revient à consolider le parc sur des serveurs de classe mainframe où une meilleure continuité de service pourra être garantie.
consolidation

Œuvrer pour une consolidation logique ou physique ?

Si les deux approches aboutissent toutes deux à une réduction des coûts, les conséquences de leur application diffèrent fortement. Lors de la mise en place d'une batterie de serveurs lames, les constructeurs parlent de consolidation physique uniquement. A part l'enveloppe physique, rien ne change puisque chaque châssis dispose de son propre système d'exploitation et de ses propres applications. Les logiciels sont donc conservés en l'état.
Toutefois, les gains peuvent aller déjà loin. "La première étape consiste à réunir tous les serveurs en un seul lieu. Ensuite, une même équipe va gérer l'ensemble depuis un outil d'administration unique. L'étape suivante sera de consolider le stockage en mettant en place un SAN et des fonctions RAID qui donnent à l'entreprise de la flexibilité et de la sécurité. Sur chacune de ces étapes, l'entreprise gagne en réduction de coût et plus elle va loin, plus elle gagne.

La consolidation logique suppose une homogénéisation des logiciels présents sur le parc serveur. En même temps que l'entreprise regroupe ses petits serveurs sur un seul gros, elle harmonise son parc logiciel. Cela suppose également d'ajouter par dessus une couche de virtualisation. Il faut avoir une vision à long terme pour faire de la consolidation logique car cela coûte cher. Mais c'est aussi ce qui rapporte le plus.
Cette architecture se révèle particulièrement adaptée pour gérer des applications nécessitant une haute disponibilité. En effet, à l'aide des logiciels de virtualisation et d'un partitionnement physique adéquat, l'entreprise rend étanche ses différentes machines virtuelles. La stabilité des environnements la rend donc propice à héberger des bases de données ou des ERP par exemple.

Le scale-out et le scale-in ne sont pas antinomiques et peuvent très bien fonctionner ensemble en fonction des applications à consolider.